Sourire dans la grisaille hivernale

https://www.youtube.com/watch?v=qXU-L4Un3Bs

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Harpagophytum ou griffe du diable

La griffe du diable agit comme un excellent anti-inflammatoire naturel qui soulage rhumatismes et articulations.
La griffe du diable ou harpagophytum joue le rôle d’un anti-inflammatoire naturel contre les maladies rhumatismales en général. On observe ses effets bénéfiques contre la douleur, les spasmes, les contractions des muscles et des tendons, et dans le soulagement de la raideur articulaire lors des poussées inflammatoires. Elle agit aussi en profondeur pour rééquilibrer le terrain et différer la survenue des crises.
Son action contre l’arthrose atteint son maximum avec l’utilisation de cartilage et de collagène de poisson. Ainsi que d’oligoéléments et de vitamines antioxydants, notamment le manganèse, le cuivre, le fer, le sélénium, la vitamine C, la vitamine A, la vitamine E. Enfin, elle est efficace contre les poussées aiguës d’arthrose.

La griffe du diable a une action contre les inflammations  comparable à celle de la cortisone ou de la phénylbutazone, sans en avoir les effets secondaires néfastes. Elle s’est avérée efficace contre les maladies de l’appareil locomoteur.

L’harpagophytum tire son nom du grec harpago, qui signifie grappin ou crochet d’abordage, par allusion aux griffes de ses fruits. Ces crochets acérés, qui se fixent dans les parties molles des sabots des animaux et répandent des maladies dans les troupeaux, lui ont aussi valu d’être nommée communément griffe du diable. La poudre de racine d’harpagophytum n’est utilisée en Europe que depuis 1953. Cette plante est originaire d’Afrique du Sud, où on l’emploie depuis des siècles pour ses propriétés anti-inflammatoires. Elle a peu à peu gagné la faveur des partisans d’une automédication raisonnée comme alternative de choix aux traitements anti-inflammatoires classiques, tels les dérivés de la cortisone, aux effets secondaires redoutables.

De nombreuses herbes peuvent aider à traiter la spondylarthrite ankylosante. Selon MayoClinic.com, la spondylarthrite ankylosante est une maladie chronique, auto-immune et la maladie inflammatoire qui provoque des douleurs dans les articulations de vos vertèbres, bassin et d’autres zones de votre corps. La spondylarthrite ankylosante est une forme d’arthrite, ainsi certaines herbes anti-inflammatoires et anti-arthritiques peuvent être bénéfiques pour cette condition. Avant de prendre des herbes pour aider à traiter votre spondylarthrite ankylosante, parlez avec votre médecin des effets secondaires possibles et dosage approprié.

L‘igname sauvage est une plante qui peut être un traitement utile pour la spondylarthrite ankylosante. Selon l’Université du Maryland Medical Center, l’igname sauvage, aussi connu comme Dioscorea villosa, est un jumelage et vigne vivace tubéreuse qui est originaire d’Amérique du Nord et la Chine. L’igname sauvage prospère dans les forêts humides et les fourrés. L’igname sauvage a été utilisé pour aider à traiter de nombreuses conditions, y compris l’inflammation, les spasmes musculaires et l’asthme. La racine de la vigne est utilisée en médecine. Dr Sharol Tilgner, un médecin naturopathe et auteur du livre « phytothérapie Du Coeur de la Terre, » déclare que l’igname sauvage a des propriétés à la fois anti-inflammatoires et anti-arthritiques.

Le saule blanc (salix alba)est une plante qui peut être efficace pour soulager la spondylarthrite ankylosante. Selon l’Université du Maryland Medical Center, saule blanc, également connu sous le Salix alba, est un grand arbre avec rugueuse, écorce de couleur grise qui est originaire d’Europe centrale et méridionale. Willow possède un goût amer. L’écorce de l’arbre est utilisé en médecine pour soulager la douleur et réduire l’inflammation. Tilgner indique que le saule blanc est un astringent, anti-inflammatoire, analgésique et anti-arthritique. Les constituants actifs principaux sont pensés pour être glycosides salicine et salicylés. Salicine est une substance dont la structure chimique est similaire à l’aspirine. Les propriétés analgésiques de saule blanc, avec sa capacité à réduire l’inflammation et d’autres symptômes associés à l’arthrite, suggèrent que cette plante peut être bénéfique pour la spondylarthrite ankylosante. Avant de prendre cette herbe pour aider à traiter votre spondylarthrite ankylosante, parlez avec votre médecin des effets secondaires possibles et dosage approprié.

Janvier 2019

 

 

 

 

 

 

 

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Voyage au sud marocain

Mon grand fils s’est envolé le 15 janvier 2018 de La Haye  pour le sud-ouest marocain en compagnie de sa petite famille. Il a atterri à Agadir.
Cette ville berbérophone située sur la côte atlantique fut ravagée par un tremblement de terre en 1960 qui tua plus de 15 000 personnes et fut entièrement reconstruite selon les normes parasismiques obligatoires.
C’est désormais la plus grande station balnéaire du Maroc au climat exceptionnellement doux tout au long de l’année.
Depuis 2010, bien desservie par les vols à bas prix et l’autoroute jusqu’à Tanger, elle attire des touristes et connaît une bonne croissance en demande de logements.
Ce lundi de décembre, la famille est partie à la découverte des petits villages At Las Tafraout à quatre heures d’Agadir et dont le nom signifie « qui se cache entre les montagnes ».
La route depuis Agadir s’engouffre dans une vallée paisible, parsemée de minuscules villages roses ou ocres et du quelques palmiers. Ses flancs conservent les traces indélébiles d’anciennes cultures en terrasses. Qui a eu le courage de façonner ces milliers de murets ? Où sont passés les paysans ? Que pouvaient-ils bien faire pousser ? Le mystère plane…

Jeudi 20, ils étaient à Taroudant visiter le magnifique palais du peintre Claudio Bravo au milieu des mandariniers.      « On a bu un thé à la menthe face à l’Atlas. Et le guide nous a donné un sac de mandarines bio » me dit-on.
Taroudant, à 80 km d’Agadir, est une ville pittoresque, protégée par de superbes remparts de couleur ocre qui valent presque à eux seuls le déplacement. Cette ancienne capitale du Sous possède aussi une petite médina et des souks modestes mais intéressants. Un peu d’artisanat, même s’il n’a pas ici la créativité de celui de Marrakech.
Taroudant recèle également une kasbah au nord-est des remparts, en face de jolis jardins.
Claudio Bravo né le 8 novembre 1936 à Valparaíso au Chili et mort en 2011 à Taroudant, est un artiste peintre ayant vécu à Tanger et à Taroudant, depuis 1972.
C’est un hyperréaliste. Sa palette coloriste s’inspire un peu de la Renaissance italienne et du baroque espagnol. Il peint beaucoup de natures mortes, paysages, portraits… Après des études artistiques à Santiago, il s’établit en Espagne à l’âge de 35 ans, et étudie les toiles des grands maîtres du musée du Prado. Rapidement, il acquiert une reconnaissance internationale en tant que portraitiste. Mais c’est à Tanger qu’il s’installe définitivement en 1972, à l’âge de 46 ans. Séduit par la lumière, les couleurs et le charme du Maroc, il y développe «une palette peut-être égale en audace à celles des plus grands coloristes de l’histoire de l’art». Claudio Bravo affirme qu’«un artiste peut être à la fois moderne et orientaliste». Ses toiles ne soutiennent aucun discours, ni moral ni politique. Son unique préoccupation est de représenter le monde tel qu’il est. Après avoir fait construire une ferme à Taroudant, il prend souvent comme modèles également les animaux. Cet amoureux du Maroc figure parmi les artistes contemporains d’Amérique latine les plus chers au monde. Il a exposé régulièrement dans les plus prestigieuses institutions dans le monde (États-Unis, Chili, Espagne, Philippines, Allemagne, Mexique, Royaume-Uni, Colombie, Japon, France, Brésil, Canada, Australie…)
Chaque pièce de cette magnifique propriété constitue un musée à elle seule, par la présence de ses tableaux, mais aussi, par la somptueuse collection d’objets d’art qu’il a rassemblés et distribués dans ces pièces.
La région d’Agadir produit de l’huile d’argan tirée de l’arganier, un arbre endémique du Maroc.
Il existe deux types d’huile d’argan selon que les amandons sont ou non torréfiés  avant utilisation. L’huile alimentaire, plus sombre et au goût plus prononcé à cause de la torréfaction, s’utilise comme une huile habituelle pour préparer les aliments, mais ne doit pas être portée à haute température. Elle est très nutritive et constitue, avec des amandes pilées et du miel, l’amlou, une pâte très nourrissante souvent consommée au petit déjeuner.
L’huile cosmétique, plus claire, s’utilise en application sur la peau et les cheveux et aurait des vertus contre la chute des cheveux, l’eczéma, la déshydratation cutanée.

Le 23 décembre, départ d’Agadir pour Marrakech située au centre du Maroc, à 250 kilomètres en direction du nord ouest d’Agadir. La ville se situe au pied des montagnes de l’Atlas; on l’appelle « ville rouge » ou « ville ocre » en référence à la couleur rouge d’une grande partie de ses immeubles et ses maisons.
La veille de Noël, cap sur la vallée de l’Ourika dans l’Atlas à une heure de Marrakesh jusqu’à Setti-Fatma.

La vallée de l’Ourika est une vallée du Haut Atlas marocain. Elle est essentiellement peuplée de personnes de langue berbère  et de dialecte chleuh . Malgré sa proximité avec Marrakech, elle est encore considérée comme une vallée relativement préservée, tant par sa nature que par son mode de vie montagnard traditionnel.
Voici ici quelques photos de la vallée avec la rivière, les cascades, les villages et les berbères dans la montagne :

 

Fin décembre, retour au pays des tulipes qui n’étaient pas encore en fleur.

 

 

 

 

 

 

Janvier 2019

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Chaumières encore…

Faisant du rangement, je retrouve des documents oubliés qui datent du temps où j’étais prof. J’écrivais des textes et j’en cherchais.

Complainte

La chaumière pleure sa dernière larme.
Sa tète s’est dégarnie de ses blonds cheveux
Et chauve, elle a perdu à jamais le charme
Que jadis, ingrats, lui portaient vos yeux.

Les brins de paille un à un se sont dispersés
Aileurs, bien loin, où  le vent les a poussés
Retournant à la terre  la féconder
Ne laissant que les murs et des larmes à verser.

Vous ne la verrez plus, au détour du chemin,
Coiffée des tiges d’or aujourd’hui délaissées.
Vous ne sentirez plus son parfum  de foin
Que vos pères jadis ont pourtant vénéré,

Las des campagnes que vous avez désertées
Pour la ville envoutante et ses plaisirs surfaits.
Vous n’aurez plus, pour vos vingt jours de congés
Que vos yeux pour pleurer la chaumière envolée.

Viviane, novembre 1994

Les autre saisons de la chaumière

Quand la burle* glace nos vieilles montagnes
Et que le givre en breloques l’accompagne,
Quand la neige le recouvre d’un blanc pagne,
Entends-le craquer le toit de la chaumière.

Quand la sève envahit l’écorce des chênes
Et que la burle emprunte un air amène,
Quand la femme de sa bure se dégaine
Entends-le sourire le toit de la chaumière.

Quand le blé est au tire, qu’il faut moissonner,
Et que la femme de son fléau l’a frappé
Quand les gerbes se dressent dessus les prés,
Entends-le chanter le toit de la chaumière.

Quand la burle revient de son froid nous saisir
Et que les frimas sont l’horizon à venir,
Quand la femme de sa bure recouvre son désir, Entends-le tenir le toit de la chaumière.

 

* burle : vent du nord.

Viviane, novembre 1994

Une maison du Mézenc

Ecoute-moi. C’est une grande maison basse
Qui s’enfonce à demi dans la lande
Avec un long toit penchant qui rejoint le sol
Et un seul arbre qui se répand sur le toit.
Alentour, aussi loin que peut porter la vue,
Tout est désert, tout n’est qu’une onde d’herbe rase,
Ou que douce épaisseur de bruyère feutrée
Et tant d’espace ne s’étend jusqu’à personne.
Il n’y a pas un signe de possession.
Par endroits, une pierre plantée, un genêt.
Dés septembre, il vient là-dessus de lents brouillards.
On est seul, comme au fond de son meilleur sommeil,
Et l’on voit tout à coup naître et fuir dans la brume
Un poulain libre qui galope sans nul bruit,
Et c’est la neige, après, qui commence à tomber.
Elle est tendre, au début, elle fond vers midi,
Laissant une rosée à la pointe des herbes.
Mais un beau jour d’octobre, elle ne s’en va plus…
La maison est alors aussi secrète et seule
Que si on se cachait à cent pieds sous le sol.
L’on n’entend plus que la fontaine intérieure
Couler infiniment dans l’auge de granit.
Alors la maison s’emplit de la chaleur de l’étable.
L’eau semble tiède aux mains comme la laine des brebis.
Il ne vient un peu de jour que par la haute lucarne
Qui est auprès de l’herbe et que la neige n’atteint pas.
Le jour qui en descend paraît un plaisir d’homme riche,
Et on le recueille avec beaucoup de soin dans ses yeux.
Mais le soir, une grosse lampe
Bourdonne au-dessus de la table
Jusqu’à l’heure de s’endormir.
Les lits sont enfoncés dans une muraille de bois,
Ils vont loin, comme des trous d’insecte au cœur d’un vieil arbre.
Le sommeil y est plus enivrant que partout ailleurs,
Plus libre de la terre, plus entré dans l’autre vie,
Le sommeil, Thérèse, le sommeil et aussi l’amour.

Jules Romains, Cromedeyre le vieil

Décembre 2018

 

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Les climatologues ont le blues et l’affaire du siècle

L’association Pourquoi Pas ? basée à Cunes-Blassac en Haute-Loire a pour objet de sensibiliser à un usage respectueux de la nature et de solliciter la créativité de chacun dans son quotidien. L’agroécologie est au cœur de son action.
Dans ce cadre, elle organise stages, ateliers, chantiers solidaires, rencontres… pour permettre échanges de savoirs et sensibilisation à la recherche d’un bien-être sobre. Elle propose une sensibilisation aux pratiques du jardin naturel, une approche de la permaculture, la découverte de l’habitat écologique et des économies d’énergie.
Elle propose également des activités autour des plantes sauvages, de la création artistique. La plupart des activités proposées s’y déroulent dans l’esprit de l’agroécologie. La volonté de ses encadrants est d’insérer l’association dans le tissu social local. Et Pourquoi Pas ? agit au niveau de projets locaux, nationaux et internationaux en partenariat avec différentes associations.

Cette association m’envoie ce dimanche 23 décembre 2018 ce message titré « L’affaire du siècle »à lire attentivement et à méditer puis à agir :

« Avec son été caniculaire, ses tempêtes et ses inondations, 2018 s’est évertué à prouver le réchauffement climatique. Une victoire amère pour les climatologues, déprimés d’avoir raison. Mais décidés à redoubler de pédagogie pour que chacun passe à l’action.
Quand on a demandé à Oksana Tarasova comment elle allait, elle a répondu sans hésiter : «Mal
Le matin même, la jeune femme, qui dirige la division de la recherche sur l’environnement
atmosphérique pour l’Organisation météorologique mondiale (OMM), basée à Genève, était devant les journalistes pour détailler les mauvaises nouvelles : les concentrations des gaz à effet de serre ont atteint des niveaux record en 2017, ce que les experts appellent le «forçage radiatif», à l’origine du réchauffement climatique, a augmenté de 41% depuis 1990 et la tendance ne s’est pas inversée en 2018.
Pour Oksana Tarasova, ces annonces relèvent d’une désastreuse routine : « Cela fait neuf ans que je travaille ici. Chaque année les rapports disent la même chose et les journalistes pensent que c’est toujours la même histoire. Sauf que ces émissions s’accumulent dans l’atmosphère, et la situation est chaque fois plus grave
Avec ses cheveux blonds coupés court qui accentuent l’impression d’énergie qu’elle dégage, celle qui fut chercheuse en chimie atmosphérique pour l’institut allemand Max-Plank et pour l’université Lomonossov de Moscou ne semble pas du genre à se laisser vaincre par la neurasthénie. Pourtant, dit-elle, «je me sens mal. Tous les jours, je travaille avec les stations qui font les relevés, je comprends ce qui se passe. Mais les leaders politiques ne font rien, les gens ne veulent pas savoir, ils me font penser à ma mère qui n’a admis son cancer qu’au stade quatre de la maladie. C’est déprimant…»
Oksana Tarasova n’est pas la seule climatologue d’humeur chagrine.
Depuis quelques années, surtout du côté des Anglo-Saxons, le malaise des scientifiques de l’environnement attire l’attention des psychologues et des médias : « emotional burden» – « fardeau, charge émotionnel (le)»  –, dit-on pour qualifier les accès de désarroi, colère, tristesse ou d’angoisse qu’éprouvent les chercheurs.

Glaciers et océans menacés
La psychiatre américaine Lise Van Susteren, qui s’est penchée sur les effets psychologiques du réchauffement climatique, estime que certains souffrent de pre-traumatic stress disorder, qui frappe « quand nous sommes affectés par des pensées intrusives sur la vulnérabilité de notre monde et par l’angoisse de se préparer au pire».
Or, l’immeuble bleu-vert qui abrite l’OMM, comme un élégant navire prêt pour le jour où débordera le lac tout proche, est un endroit de choix pour guetter l’apocalypse. Deux cent cinquante personnes travaillent à étudier les données atmosphériques, météorologiques, climatiques, hydrologiques de 191 pays.
C’est l’OMM qui, dès 1976, a lancé l’alerte : « Mais à l’époque, la préoccupation portait sur un conflit atomique et l’hiver nucléaire», rappelle Michel Jarraud, secrétaire général émérite de l’OMM qui a tout connu de la climatologie et de ses enjeux diplomatiques : « Quand on évoquait le réchauffement, on n’arrivait pas à capter l’attention. »
Puis, en 1988, l’OMM fut à l’origine du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) dont les rapports alimentent tous les cinq ans la chronique du cauchemar annoncé : « Ils sont passés de la probabilité à la certitude quant à la responsabilité de l’activité humaine dans le réchauffement », rappelle Elena Manaenkova, secrétaire générale adjointe de l’OMM.
En décembre 2015, à Paris, elle était des experts qui avaient convaincu les délégations de la COP21 pour limiter le réchauffement mondial à 1,5°C plutôt que 2°C d’ici à 2100, ce qui pourrait sauver quelques côtes et archipels de la montée des océans.
Comme tout le monde, elle avait savouré les engagements pris. Sauf que, trois ans plus tard, même la France ne tient pas ses objectifs et la COP24 de Katowice a été un échec. Fin novembre, Elena Manaenkova a annoncé une année 2018 parmi les plus chaudes jamais enregistrées : « Si l’on continue, ce sera 3°C au minimum à la fin du siècle. »
Les experts que l’on rencontre au gré des bureaux tout en transparence de l’OMM, soulèvent chacun des inquiétudes particulières, parfois un sentiment de perte pour des terrains de recherche qui sont aussi des géographies auxquelles ils sont attachés. Pour le Britannique Mike Sparrow, océanographe spécialiste de l’Antarctique, « l’océan réchauffé fait fondre par en dessous la glace des plateformes flottantes qui risquent de s’écrouler. »
Pour le Norvégien Geir Ole Braathen, chimiste de formation, « le pire est l’acidification des océans qui va détruire les animaux à carapace, comme le homard ou les crevettes. Les mesures que l’on prendra pour réparer l’atmosphère ne changeront pas le niveau de C02 dans les océans ».
Quand il n’est pas au bureau, Geir grimpe les montagnes suisses et prend de belles photos qui ornent son bureau. Devant la vue panoramique du glacier Aletsch, le plus grand des Alpes, il montre la couleur différente de la roche qui rappelle l’épaisseur des glaces vers 1850, deux ou trois cent mètres plus haut qu’aujourd’hui : « Si rien ne change, d’ici quatre-vingts ans il ne restera plus qu’un bout de glacier, là... »
Calme et souriant, il formule la question et la réponse : « Est-ce un suicide ? Bien sûr. » Mais il se reprend vite : « Nous avons encore trente ans pour réagir.»
Est-ce parce que le découragement est peu compatible avec une démarche scientifique ? Est-ce pour ne pas désespérer Billancourt et le reste du monde ? Les experts de l’OMM, agence de l’ONU, préfèrent afficher ce qui leur reste d’espoir. La Banque mondiale vient d’annoncer la mobilisation de 200 milliards de dollars entre 2021 et 2025, dont la moitié consacrée à l’adaptation aux dérèglements climatiques des pays en développement.
Pavel Kabat, directeur de la recherche de l’OMM, veut croire qu’un tournant est amorcé : « Les scientifiques ont fait leur boulot, les données et la connaissance sont là, on sait ce qu’il faut faire pour améliorer la transition énergétique, réduire la pollution et limiter le réchauffement en dessous des 2°C. On sait même combien ça coûte : 1,1 trillion de dollars par an, soit à peu près 1% du PIB mondial. C’est peanuts.
Chaque année, les industries des énergies fossiles reçoivent entre 750 milliards et 1 trillion de dollars en subventions... »

Pression mentale
Comme Pavel Kabat vient des Pays-Bas, un pays doté d’un ministre du climat et engagé dans le plus ambitieux des plans européens en la matière, comme il vit en Suisse où le ferroutage est une institution, où les incitations financières encouragent voitures hybrides, économies d’énergie ou panneaux solaires, on se dit que l’humeur des climatologues dépend aussi de l’écosystème dans lequel ils évoluent.
Et c’est pour ça que les chercheurs australiens vont si mal. Entre les vagues de chaleur dans le centre du pays, les sécheresses à répétition, les tempêtes de vent qui ont renforcé les feux de brousse dans le Queensland, en novembre, pendant que les inondations noyaient les rues de Sydney, qui étouffait par 47°C six mois plus tôt, les « événements extrêmes» y deviennent habituels. Si l’on ajoute un gouvernement libéral qui, sous la pression des compagnies minières et électriques, accros au charbon, a abandonné la limitation des émissions de gaz à effets de serre, on imagine la pression mentale qui s’exerce sur les scientifiques locaux, confrontés chaque jour au péril que d’autres s’emploient à ignorer.
C’est ce qu’évoque le texte que Lesley Hughes, environnementaliste et professeure de biologie à  l’Université Macquarie de Sydney, a publié, en juin, dans le magazine The Monthly.
Son titre : « Quand la catastrophe planétaire est votre boulot quotidien ». Elle y raconte cette oscillation constante entre « motivation » et « désespoir », entre « le pessimisme de l’intelligence » et « l’optimisme de la volonté », comme écrivait Gramsci.
Lorsqu’on lui a parlé, fin novembre, Lesley attendait le déluge qui a noyé Sydney. Elle qui fut biologiste par fidélité à ses amours enfantines pour les animaux aimerait revenir aux fourmis plutôt que se coltiner cette science du climat qui lui répète chaque jour que toutes ces vies pourraient disparaître, à commencer par « la grande barrière de corail, notre icône nationale la plus précieuse.
[Mais] à partir du moment où le monde et l’espèce humaine sont menacés, je ne  comprends sincèrement pas pourquoi tous les scientifiques ne travaillent pas sur les changements climatiques : si la planète n’est plus vivable, à quoi sert le reste ? »
Difficile de parvenir à un équilibre : « Nous avons le cerveau comme coupé en deux », dit-elle, partagée entre sa « compulsion à présenter les faits tels qu’ils sont » et sa « crainte que trop de noirceur et de morosité [gloom and doom] empêche toute volonté d’agir. »
Lorsqu’elle n’est pas à l’université ou participant à l’une des nombreuses conférences publiques, elle essaie de ne pas se laisser obséder par ce qui approche : « C’est un peu comme pour la mort, nous savons qu’elle est là, pourtant nous n’y pensons pas tous les jours parce que ce serait paralysant. »

Gestes écologiques
En 2014, Lesley Head, une géographe de l’université de Melbourne qui se consacre aux dimensions culturelles des problèmes écologiques, s’était penchée sur les états d’âme des climatologues australiens, dont beaucoup pensent qu’il est déjà trop tard pour limiter le réchauffement à 2°C. Le titre de l’article reprenait les propos d’un chercheur : « Keeping the heart a long way from the brain » (« maintenir le cœur loin du cerveau »).
La plupart d’entre eux, se souvient-elle, « insistaient sur la nécessité de ne pas laisser leur recherche être affectée par leurs émotions ; ils cloisonnaient le plus possible travail et vie privée ; ils employaient souvent l’humour pour dédramatiser… Comme ils ont été confrontés à un système universitaire exigeant et concurrentiel, et qu’ils sont passionnés, ils possèdent une grande capacité de résilience ».
Comme ses collègues, Lesley Hughes se préoccupe quotidiennement de son empreinte carbone : « J’ai fait poser des panneaux solaires sur la maison et je vais en ajouter d’autres en même temps qu’une batterie qui permettra de recharger ma prochaine voiture électrique. Je compense tous mes voyages en avion et j’ai réduit ma consommation de viande de manière drastique. »
Autre geste très écologique, mais surtout motivé par la préservation de sa santé mentale, elle ignore tous les réseaux sociaux, qui charrient les attaques des climatosceptiques. En revanche, puisque « l’espoir n’est pas une option », elle a suivi avec bonheur ces milliers d’élèves australiens qui sont descendus dans les rues le 30 novembre, jour de la grève pour l’action climatique (la « Strike4 Climate Action »).
La menace qui plane sur les générations futures, dont leurs propres enfants ou petits-enfants, pèse mentalement sur les scientifiques. C’est du moins ce qu’a noté la géographe Lesley Head dans son étude. Plusieurs de ceux qui furent interrogés allaient jusqu’à envisager de déménager en Tasmanie, la grande île au sud, plus tempérée, ou de rejoindre l’Europe ou le Canada lorsqu’ils possèdent plusieurs passeports.
C’est ce qu’a fait le Britannique David Griggs, qui participa aux rapports du GIEC avant de passer dix ans en Australie, à l’université Monash de Melbourne.
En retraite active depuis dix-huit mois, il a retrouvé son Angleterre natale et le cottage familial près de Torquay. Pendant qu’il parle, le ciel par la fenêtre est d’un beau gris très british : « Le réchauffement n’est pas la raison principale de mon retour, mais les projections climatiques sont moins mauvaises ici. L’Australie est le pays  développé le plus vulnérable. Beaucoup de gens vont souffrir, beaucoup vont mourir. Le problème, c’est qu’aucun certificat de décès ne précisera que c’est à cause du changement climatique, on inscrira arrêt cardiaque, coup de chaleur ou brûlures dans un feu de brousse… »
Pendant des années David Griggs s’est démené au sein de son institut universitaire consacré au développement durable. Il a rencontré des journalistes, des chefs d’entreprise, des leaders nationaux : « On a fourni des kilos de rapports du GIEC à un premier ministre [le libéral Tony Abbott] et il a répondu en citant un poème patriotique de 1900 sur le pays “de sécheresses et de pluies diluviennes” [Of droughts and flooding rains], comme si tout était normal... »
Il a couru les écoles et les conférences. Dans sa vie personnelle, il a « isolé, réduit, réutilisé, recyclé » autant qu’il a pu. Mais il a mesuré l’inertie du système à se réformer, parce que ceux qui auraient à perdre « sont les moins nombreux mais les plus bruyants et les plus puissants ».
Alors, faute de pouvoir sauver le monde, il pense à sa famille : « Où que j’aille, je ne pourrai la protéger des bouleversements économiques, des migrations de masse et d’autres impacts qu’entraînera le réchauffement. Mais, quand de nouveaux événements me font craindre le pire, je me dis qu’en revenant ici j’aurai fait ce que je pouvais. Et j’espère que mes petits-enfants sauront que j’étais, avec d’autres, en première ligne dans ce combat. »

Sensibiliser les enfants
Comment évoquer un tel avenir avec ses enfants ?
« Les scientifiques que nous avons interrogés se disaient mal à l’aise pour en parler, de peur de les angoisser et les laisser désemparés », constate Lesley Head. C’est ce genre de pensées qu’a en tête Jason Box, glaciologue américain qui travaille pour un centre de recherche danois, lorsqu’il s’adresse à Astrid, sa fille de 7 ans : « J’essaie d’être très prudent dans mon approche, je ne veux pas la rendre folle. Pour l’instant, je lui explique l’importance des arbres qui collectent l’énergie du Soleil ou le carbone pour en faire de l’oxygène, comment la nature est un modèle très bien conçu, qu’il ne faut pas perturber par nos pillages. »
Apparemment, Astrid comprend et ne se laisse pas abattre : elle était sur les épaules de son père, le 30 novembre, pour encourager les lycéens danois qui sautaient tous ensemble sur une place de Copenhague en criant « Nous demandons un futur ! »
Pourtant, Jason Box n’appartient pas à ces experts qui redoutent de paraître trop alarmistes. En juillet 2014, commentant les observations d’une équipe suédoise qui notait que du méthane s’échappait de sous l’Arctique, imaginant le scénario infernal d’un gaz libéré par le réchauffement et qui l’aggraverait encore, le glaciologue s’était lâché sur Twitter : « Même si une petite fraction du carbone au fond de l’Arctique est libérée, nous somme baisés » (we’re f’d).
Ces quelques signes ont défrayé la chronique : le scientifique, dont la barbe et les cheveux blonds collent parfaitement au cliché du Viking, a eu droit à des articles dans Rolling Stone, Esquire ou Salon, son institut de recherche lui a reproché son manque de retenue, certains collègues ont jugé « stupide » son « nihilisme ». Mais Jason assume ses propos :
« L’Arctique se réchauffe deux fois plus vite que le reste, on ignore si le méthane en est responsable… La connaissance peut parfois faire peur, même aux chercheurs. »
Le jeune homme n’est pas non plus de ces climatologues que Naomi Klein (1) estime «

effrayés par les implications radicales de leurs propres découvertes » lorsqu’elles « déstabilisent involontairement l’ordre social et politique ».
Il fut l’un des rares scientifiques arrêtés devant la Maison Blanche lors d’une manifestation contre l’oléoduc Keystone en2011 : « Des migrants au conflit du Darfour en passant par le “printemps arabe”, on peut lier tous ces événements au réchauffement et aux sécheresses. Il est temps de dire que si nous voulons en sortir, il faut changer de modèle économique et politique. »

Le choc des climatosceptiques
Son collègue Michael Oppenheimer, professeur de géosciences et de politique internationale à l’université de Princeton, croit assez peu aux promesses du « Grand Soir » : « Si l’on compte sur la révolution pour enrayer le réchauffement, les températures de la planète auront augmenté de 6°Cavant qu’elle n’advienne. Mieux vaut faire avec le système existant et les technologies vertes qui se profilent.»
S’il confesse son pire moment d’abattement quand « Trump a annoncé qu’il voulait retirer son pays de l’accord de Paris », il demeure optimiste : « Le gouvernement fédéral pourrait changer dans deux ans », dit-il, pendant que son collègue Peter Frumhoff, l’un des auteurs du GIEC récompensés du prix Nobel de la paix en 2007 et membre de l’Union of Concerned Scientists (Union des scientifiques concernés, inquiets) compte, lui, sur le réveil du pays réel : « Avec les ouragans et les inondations en Floride, les incendies en Californie, les gens voient que le changement climatique est dans leur cour et que le gouvernement fédéral leur ment. Les Etats et les villes, eux, restent en ligne avec l’accord de Paris.. »
En attendant, puisque le premier des climatosceptiques est à la Maison Blanche, Camille Parmesan, biologiste texane qui fut aussi parmi les nobélisés de 2007, a préféré l’exil. Elle a suffisamment enduré les attaques personnelles sur Internet ou subi les sarcasmes comme ceux du conservateur Rush Limbaugh, animateur de radio, lorsque, dès les années 1990, elle avait démontré qu’une espèce de papillon migrait vers le nord à cause du réchauffement.
Puis, elle s’était consacrée à 1 500 espèces d’animaux et de végétaux dont la moitié changeait d’aire géographique et les deux tiers connaissaient un décalage saisonnier : «Ces chiffres étaient vraiment choquants… Nous avons publié la recherche le plus vite possible, pensant que les responsables politiques allaient réagir. Mais le gouverneur de l’Etat l’a ignorée. Le Congrès était hostile à la science, même sous Obama.»
Elle en fut, dit-elle « professionnellement déprimée » et l’expression fit parler dans le milieu : « Je suis très heureuse sur le plan personnel, mais j’étais en colère devant l’indifférence des politiques. »
Partie en Angleterre avec son mari pour des raisons personnelles, elle pensait revenir à Austin quand Trump a été élu. Alors, elle a choisi la France et le CNRS, dans le cadre du programme « Make Our Planet Great Again » d’Emmanuel Macron : « C’est quelque chose de laisser son pays, même si j’ai été très bien accueillie par mes collègues de Toulouse et de Moulis, en Ariège. Certains membres de ma famille n’ont pas compris mon choix, d’autant qu’ils sont géologues pour des compagnies pétrolières ou votent républicain. »
En novembre, lors du dernier repas de Thanksgiving, tous ont pris soin de ne pas parler politique : « Mais, après quatre ouragans destructeurs en dix ans sur Houston, ils savent ce qu’est le changement climatique », assure celle qui vient de signer, avec seize autres scientifiques, un article dans la revue Science affirmant l’absence de doute quant aux multiples impacts du réchauffement : « Les climatosceptiques ne pensent qu’à eux et sont dangereux. »
Ils auront aussi fait perdre un temps précieux. Jean Jouzel, le plus célèbre des climatologues français, n’a pas oublié les dénigrements tapageurs de Claude Allègre, ponte du Parti socialiste puis ministre dégraisseur de mammouth. Il garde un souvenir amer des insinuations lancées par un éphémère « M. Météo » sur ses liens supposés avec des entreprises du BTP et du CAC 40 : « Être accusé à tort de ce genre de choses, cela touche et cela blesse. »
La campagne qui précéda la COP de Copenhague en 2009 – piratage et falsification de courriels, remise en cause du travail du GIEC à partir d’une erreur ponctuelle – l’a aussi « affecté par son manque d’élégance ».
Aujourd’hui associé à l’économiste Pierre Larrouturou pour proposer un Pacte finance-climat européen à 1 11 milliards d’euros par an, il laisse deviner son pessimisme : « La prise de conscience aurait dû avoir lieu il y a trente ans. Notre génération est d’un égoïsme qui fait froid dans le dos.

Confiance en l’intelligence collective
Au cours de toutes ces conversations peu réjouissantes avec les climatologues, on pensait souvent au vers de Loren Eiseley que Jim Harrison avait placé en exergue d’un roman : « Nous aimions la Terre, mais n’avons pu rester. »
Et puis, on s’est entretenu avec Valérie Masson-Delmotte, qui semble trouver remède à la sinistrose dans la multiplication des engagements.
Directrice de recherche au CEA (Commissariat à l’énergie atomique), vice-présidente du groupe de travail n° 1 au GIEC, elle écrit des livres pour enfants, enchaîne les conférences publiques, court les médias. Elle vient aussi d’intégrer le Haut Conseil pour le climat, créé par Emmanuel Macron. Une telle activité déborde largement sur sa vie privée : « Mais je vois cela comme un combat contre le fatalisme. La première des émotions de mes étudiants, c’est la peur, donc le déni, et ce genre d’attitude ne permet pas de se projeter… » Pour autant, elle refuse l’appellation de « pasionaria du climat » dont elle fut gratifiée, sans doute à cause de l’exaltation romantique qu’elle sous-entend : « Quand il s’agit de mon travail scientifique, je mets de côté mes émotions, tout est purement rationnel. Mais, face à certains interlocuteurs, il faut se défaire de la pure objectivité, sinon on n’est pas entendu. »
Sans affectation, elle parle de solutions, de capacité d’adaptation, de nécessaire sobriété, de confiance en l’intelligence collective pour que chacun prenne sa juste part. Elle prétend même que l’on sous-estime la sensibilité des gens à la beauté du monde. Et l’on a presque l’impression que l’on pourrait être sauvé. (1) «
Tout peut changer. Capitalisme et changement climatique »,

Actes Sud, coll. « Babel », 2016.

Pierre Sorgue

https://www.youtube.com/watch?v=SISSUVzzn5U

 

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Louise

Patrick Duvar qui publie sur Facebook m’a fait connaitre une chanson de Gérard Berliner, un chanteur, auteur, compositeur, interprète et acteur français né et mort à Paris (5 janvier 1956-13 octobre 2010). Il est le demi-frère de Bruno Berliner, gangster français des années 1980, membre du célèbre gang des postiches.
La chanson déchirante Louise conte avec beaucoup de pudeur l’histoire d’une femme de chambre tombant amoureuse d’un ouvrier. Son fiancé devra aller mourir au champ d’horreur comme disait Jacques Brel, dans les tranchées de 14-18. Louise, elle, avortera de l’enfant qui n’aura jamais de père.
Mon oncle André fut soldat durant cette guerre. Comme la commune d’Alleyras célébrait récemment les cent ans de l’armistice, j’avais prêté des documents d’André pour l’exposition municipale. J’ai appris alors l’existence de la chanson en consultant le groupe Facebook Alleyras.

Paroles de Louise

Mais qui a soulagé sa peine
Porté son bois porté les seaux
Offert une écharpe de laine
Le jour de la foire aux chevaux

Et qui a pris soin de son âme
Et l’a bercée dedans son lit
Qui l’a traitée comme une femme
Au moins une fois dans sa vie

Le bois que portait Louise
C’est le Bon Dieu qui le portait
Le froid dont souffrait Louise
C’est le Bon Dieu qui le souffrait

C’n'était qu’un homme des équipes
Du chantier des chemins de fer
À l’heure laissée aux domestiques
Elle le rejoignait près des barrières

Me voudras-tu moi qui sais coudre
Signer mon nom et puis compter,
L’homme à sa taille sur la route
Passait son bras, la promenait

L’amour qui tenait Louise
C’est le Bon Dieu qui le tenait
Le regard bleu sur Louise
C’est le Bon Dieu qui l’éclairait

Ils sont partis vaille que vaille
Mourir quatre ans dans les tranchées.
Et l’on raconte leurs batailles
Dans le salon après le thé

Les lettres qu’attendait Louise
C’est le Bon Dieu qui les portait
La guerre qui séparait Louise
C’est le Bon Dieu qui la voyait

Un soir d’hiver sous la charpente
Dans son lit cage elle a tué
L’amour tout au fond de son ventre
Par une aiguille à tricoter

Si je vous garde Louise en place
C’est en cuisine pas devant moi
Ma fille prie très fort pour que s’efface
Ce que l’curé m’a appris là

Et la honte que cachait Louise
C’est le Bon Dieu qui l’a cachée
Le soldat qu’attendait Louise
C’est le Bon Dieu qui l’a vu tomber

Y a cinquante ans c’était en France
Dans un village de l’Allier
On n’accordait pas d’importance
A une servante sans fiancé

Le deuil qu’a porté Louise
C’est le Bon Dieu qui l’a porté
La vie qu’a travaillé Louise
C’est le Bon Dieu qui l’a aidée

https://duckduckgo.com/?q=richard+berliner+louise&t=ffnt&ia=videos&iax=videos&iai=55qf3GOOCmM

Décembre 2018

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Une veillée entre voisins

Vers les neuf heures du soir, nous nous rendîmes chez la tante Marie surnommée La Loustette pour y faire la veillée.
« Saca vous (entrez), venez vous mettre au chaud qu’il fait froid dehors » dit-elle en patois.
Après avoir secoué nos vêtements enneigés sur le seuil de la porte  et tapoté nos chaussures pour enlever les blocs de neige qui y adhéraient, nous entrâmes.
-  « Aquo faï de bien de trouba la chalour » (ça fait du bien de trouver la chaleur ! » déclara la Victorine.
Nous nous assîmes autour de la table recouverte d’une toile cirée. Les femmes posèrent leurs pieds sur leur chauffe-pieds qu’elles avaient pris le soin d’emmener avec elles et qui libéraient la chaleur de leurs braises. Sur le mur, plusieurs calendriers des P.T.T. superposés pendaient, accrochés  sur un clou, du plus ancien au dernier de l’année. On y voyait des petits chats sur la première page.
Dans la pièce, un fourneau à bois répandait sa douce chaleur. Une odeur d’oranges embaumait la pièce.
« Que fasiez Victorine ? (Que faites-vous Victorine ?) demanda une femme.
- « Un tricot per lou petiot de Simonne » (Un tricot pour le petit de Simonne.) répondit ma grand-mère, finissant juste d’enrouler une pelote à partir d’un écheveau de laine du pays achetée à Saugues que je lui tendais, bras écartés, en face d’elle.
La tante Marie et la tante Louise tenaient sur leurs genoux leurs carreaux et faisaient de la dentelle. J’étais émerveillée par la dextérité de leurs vieux doigts noueux qui faisaient valser les fuseaux sur la toile cirée de leurs métiers. Elles ne le regardaient pas toujours. Une fine dentelle s’allongeait autour le rouleau de toile hérissé d’aiguilles à tête multicolores fixant le fil de coton ou de lin.
- « Votre point d’esprit est bien réussi, Marie » apprécia ma mémé.
- « Oh, pour ce qu’on nous les paye, on se crève bien pour pas grand chose ! rétorqua Marie.
Sur le fourneau, une marmite de vin rouge sucré chauffait, qui infusait des écorces de peau d’orange. Dix heures sonnèrent au coucou de l’horloge quand Marie s’adressa aux convives :
« Allez, approchez-vous de la table, vous boirez bien un peu de vin chaud, ça nous tiendra réveillés, il n’est pas bien tard, on veillera un peu plus. »
Et la veillée repartit de plus belle, agrémentée d’histoires que ces voisins se racontaient, de leurs commentaires, de nouvelles du pays.
A onze heures, les invités plièrent bagages, se revêtirent chaudement, remercièrent leur hôtesse et retrouvèrent les flocons de neige qui blanchissaient les rues de Pont d’Alleyras.

Décembre 2018

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Les arcades du Cévenol à Vabres

Depuis la route qui mène de Pont d’Alleyras à Vabres, les promeneurs aperçoivent au-dessus de la voie ferrée une construction faite de deux rangs superposés d’arcades contre la paroi rocheuse. Elles me rappellent les arènes de Nîmes et sont photographiées ci-contre.
Elles furent construites suite à un éboulement entre 1828 et 1830 pour protéger la voie ferrée de cette ligne ferroviaire des chutes de pierres et éboulements futurs. Jean-Claude Avit rappelait récemment leur histoire.
En 1927 -ma mère avait un an -, les habitants du village de Vabres entendirent un grand bruit sourd et soudain qui paraissait provenir de la ligne de chemin de fer. L’institutrice et les écoliers sortirent vite de la classe et virent que des rochers s’étaient détachés de la montagne et avaient obstrué la voie ferrée. Devant la gravité de cette situation, l’institutrice réagit et demanda à un écolier d’aller aussitôt au village du Pont à deux kilomètres prévenir le chef de gare du péril. Elle savait qu’à cette heure-là, un train de marchandise venait de partir de la gare du Pont d’Alleyras pour prendre la direction de Chapeauroux.
L’écolier fila à toutes jambes et avertit le chef de gare de l’incident. Hélas, le train venait de de partir et se dirigeait vers l’éboulement.
Entre temps, l’institutrice et ses élèves, munis de mouchoirs et chiffons et poussant des cris, agitérent le tout pour attirer l’attention du mécanicien.
Mais celui-ci fut sourd et aveugle et le convoi heurta les rochers. Un nuage de poussière et de vapeur s’éleva, la locomotive et les premiers wagons avaient déraillé.
Cet accident coûta la vie au chef de train et au chauffeur de la locomotive et marqua le village.
Parmi ces écoliers, il y avait la mère de Jean-Claude Avit qui lui raconta cet événement.
Lui-même, conducteur de train,  emprunterait plus tard cette ligne et passerait devant ces arcades.

Novembre 2018

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Le ramassage des pommes de terre

Mon ami Gilbert H. m’a récemment dit que la municipalité de mon village allait vendre le camping municipal de La Varenne à la communauté de communes de Cayres-Pradelle. Vendre ou plutôt brader ? Je crains la réponse.
Car les élus ne savent pas vraiment la déchirure qu’avait provoquée l’expropriation de leurs terrains aux petits propriétaires du village. J’étais bien jeune mais me souviens de leur détresse, leur impuissance, leur abnégation et de leur rancune à l’égard de ceux qui les dépossédaient de force de ces terres fertiles. Moi, je n’ai pas oublié… D’ailleurs, je ne vais quasiment plus dans cet endroit, objet de la spoliation de gens que j’aimais. Ils avaient mis leur force de travail et leur cœur dans leurs sols de La Varenne.

Un deuil de plus à faire que cette vente du village de vacances de Pont d’Alleyras projetée ! Mais les gens qui ne sont pas nés et n’ont pas grandi sur ces terres s’en foutent; mes états d’âme leur sont totalement indifférents. Les seuls à compatir sont souvent quelques gens implantés, touristes, néo-ruraux, nouveaux.
Cette Varenne m’avait bien occupée avant cette saleté d’expropriation.
Mon oncle André et moi prenions le chemin qui y menait avec le char que tiraient Perle et Bretonne. Ce chemin partageait les terrains de droite plus proches de l’Allier de ceux de gauche où se trouvent Montfaucon et son château d’eau. Dans une partie du  champ de gauche, nous plantions des pommes de terre. Je m’en souviens bien. Ce travail a concouru à me forger une âme de paysanne, de future jardinière, inculquant à mon tour ce goût de la terre à ma famille. Quand tout fout le camp, reste la culture. Merci à André et Victorine de m’avoir enseigné  ce savoir précieux ! Voici un exemple de ces souvenirs…

Si octobre datait la rentrée de l’école, c’était aussi le temps de ramasser les patates.
A demi plié, mon oncle arrachait les tubercules en enfonçant dans la terre du champ de La Varenne sa fourche-bêche puis il les reposait sur cette glèbe. Je les triais alors par catégorie et faisais trois tas que je laissais sur le terrain fin qu’elle se ressuyassent : les grosses, les moyennes, les petites. Les premières étaient destinées à notre consommation, les secondes à la future semence et les troisièmes aux animaux, cochon et volaille que Victorine élevait. Elle les ferait cuire dans la chaudière à cet effet.
Nous ne devions pas les laisser longtemps à l’air libre car elles risqueraient de verdir sous la lumière,  les rayons du soleil concourant à les rendre impropres à la consommation en raison de la solanine, un glycol-alcaloïde toxique.
Le lendemain, elles avaient un peu séché à l’air, mon oncle attelait les deux vaches au char chargé de grands sacs de toile de jute que nous remplissions de la récolte. Arrivés à la maison, on s’empressait de les vider à la cave, dans le noir, où les pommes de terre se conserveraient jusqu’à l’année suivante.
Dans la famille, nous plantions des BF15 et des Bintje.
Aujourd’hui, mon mari plante des pommes de terre et en est même un adepte de leur culture. Yann et Alice en ont beaucoup récoltées mais elles avaient été endommagées par les taupins. Il n’y en avait pas à La Varenne.

Septembre 2018

 

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Ma mère Jeanne Archer-Rousset n’est plus

Ma mère récemment à l’UHR (unité d’hospitalisation renforcée)

Jeanne est morte mercredi 26 septembre 2018 à 11H45 à l’UHR Les Patios du Velay de l’hôpital Émile Roux du Puy-en-Velay. Une tumeur envahissante au pancréas a eu raison d’elle.
Son inhumation a eu lieu lundi premier octobre 2018 au cimetière d’Alleyras où son cercueil a rejoint le caveau familial dans lequel reposent les derniers défunts des familles Archer, Rousset et Couprie. Ce sont par ordre décroissant : Victorine Archer, André Archer, Albert Rousset, Jean Couprie, Simonne Couprie, Jeanne Roussset.
Jean Fayard, officiant laïc, présidait la cérémonie en l’église et au cimetière. J’en ai apprécié la simplicité.
Lui, serge et moi avions préparé ensemble ce moment.

Grand merci à tous ceux qui sont venus accompagner ma mère dans cet ultime au revoir.
Voici les textes qui ont été lus à cette occasion.

1. Texte de Viviane dit par Clovis :
Jeanne Archer naquit le 30 mars 1926 dans la maison familiale à Saint-Préjet-d’Allier, cette même maison où mourut son père Jean Pierre Archer neuf mois après sa naissance. Sa sœur Simonne avait alors un peu plus de trois ans.
Sa mère que beaucoup appelaient « La Victorine » devenue veuve bien jeune partit s’installer à Pont d’Alleyras avec ses deux petites et fit construire une maison où elles grandirent.
Elles fréquentèrent la classe laïque de Madame Viala. Puis, Jeanne suivit sa sœur pour aller en pension à Langogne. C’était alors la deuxième guerre mondiale et la cantine a eu raison d’un quelconque goût de Jeanne pour les pois chiche dont on a souvent entendu parler accompagné d’une mimique faciale déformée.
Mais elle fit des cours ménagers et surtout de couture qu’elle suivit là bas, un domaine où elle excellait ; elle le portait sur elle au quotidien, à qui n’ont pu échapper ses ensembles jupe / veste et ses tricots, et elle recevait son entourage autour de napperons au crochet et serviettes brodées. Elle fabriqua même quelques temps des mouches pour la pêche.
Elle partit habiter avec son mari Albert Rousset à la Grand-combe en 1973 pour y travailler.
Quand la Victorine mourut en juin 1976, année de sécheresse, Jeanne hérita de la maison de Bel’Air qu’elle fit restaurer et moderniser avec l’aide de son mari. Elle y passait les six mois de belle saison et regagnait le Gard les jours froids. Et quand Albert mourut le 30 décembre 1990, elle continua de venir seule à Bel’Air via le Cévenol
Très travailleuse et débrouillarde, elle cultivait son jardin et participait à la préparation des repas du four de la Planche où elle adorait aller. Elle faisait partie du club du 3ème âge d’Alleyras. Elle a fréquenté le Couvige d’Alleyras où elle se sentait bien.
Les années d’une vie passèrent jusqu’à mars 2017 où la maladie arriva.
Sa mémoire fut touchée, sa belle indépendance et son autonomie aussi, son énergie en prit un coup. Elle rejoignit définitivement Bel’Air et continua son chemin non sans quelques aides pour surmonter les embuches dont celle de Corinne Basset au quotidien.
Malheureusement, une mauvaise grippe la toucha en avril 2018 ; ses capacités cognitives jusque là maintenues se dégradèrent encore ; elle entra à l’hôpital. Une tumeur du pancréas foudroyante écourta son séjour. Elle a fini sa vie à l’UHR de l’hôpital Émile Roux entourée et bien soignée.

2. Texte écrit et lu par Alice :
M’oiselle Jeanne qu’on se souvient dessinée par ses mollets fins de jardinière.
Madame Jeanne dynamique et oxygénée du Bel Air au Pont, qui savait aussi faire ses vêtements, et les nôtres, ça c’est son dernier gilet pour moi.
Mamie Jeanne selon Félix et pour Clovis et moi, également cuisinière de la pintade pommes de terre haricots verts et de la sauce huile moutarde vinaigre au fond du saladier avant d’y mettre la salade Sucrine, et de l’île flottante au caramel, et de la confiture de framboise un peu trop cuite, et des fraises au sucre…
Mamie gâteau et son escorte canine de Juño, If ou Lou, gâtées en douce sous la table pendant le café de spéculos et langues de chat.
Elle est partie avec la cane du chanteur qui dit que c’est à cause d’avoir fait un rhume mauvais : les derniers jours, nous l’avons entendue se demander qui avait bien pu lui refiler toute cette fatigue qu’on ne lui connaissait pas beaucoup…
Ce ne sont pas ses problèmes de fer qui l’emperchaient d’avoir une santé de fer… l’héritage d’une costaude, on ne peut pas rêver  mieux de ses ascendants. 92 ans, ça en fait encore du chemin pour l’égaler… bon repos à toi après cette belle performance.

3. Passages recherchés par Serge et lus par lui : la mort dans la Bible
Jeanne a passé l’Archeron et ce moment est pour nombre de survivants une occasion d’interrogation sur la mort.
Nous devisions là-dessus avec Jean notre officiant pour dire que nul n’en n’était revenu pour raconter ce qu’il s’y passait dans ce royaume d’après la vie. Et pour convenir que beaucoup de gens pouvaient, en conséquence, ne pas avoir une idée bien étayée là-dessus n’ayant en fait que très peu d’éléments à disposition.
Néanmoins, constatons qu’il existe un écrit qui en parle de manière sans ambages, simple, et d’une précision qui ne laisse place à aucun doute comme si l’auteur connaissait bien ces choses et voulait les transmettre en tant que vérité naturelle à savoir, pour nous humains, qui en suite des morts, sommes confrontés à la vie.

Voici la phrase qui y sonne en tant que révélation pour beaucoup :
« L’esprit de l’homme sort, l’homme retourne au sol; ce jour-là, ses pensées périssent ». C’est une citation des psaumes 146:3, 4.
Mentalement dans Psaume 115:17 cette précision : « Les morts ne louent pas Ya, ni aucun de ceux qui descendent dans le silence de la mort »
Plus explicite: Ecclésiaste 9:5, 10) « Les vivants savent qu’ils mourront ; mais les morts, eux, ne savent rien, …………….…/ … car il n’y a ni œuvre, ni plan, ni connaissance, ni sagesse dans le shéol, le lieu où tu vas » (Le mot hébreu « shéol » et le mot grec « hadès » désignent la tombe commune aux hommes.
Il est donc lumineux, que quand nous mourons, nous cessons d’exister. Après la mort, nous sommes incapables de penser, de faire ou de ressentir quoi que ce soit. Nous retournons à la poussière du sol. Genèse 3:19
La Bible compare souvent la mort au sommeil (Psaume 13:3 ; Jean 11:11-14 ; Actes 7:60).
Si quelqu’un revenait à la vie, il ne pourrait pas raconter ce qu’il a vécu puisqu’il était dans le « sommeil » mortel et qu’il n’était donc pas conscient.
Ainsi, Lazard, mort depuis 4 jours ne pouvait rien raconter de son expérience de la mort. Ainsi des 8 morts répertoriés en tant que ressuscités tel que nous les expose la Bible.
Lazard était un ami de Jésus. Quand il est mort, Jésus a dit à ses disciples : « Lazard notre ami s’est endormi. » Mais il ne voulait pas dire que Lazard dormait. Juste après, il a dit : « Lazare est mort » (Jean 11:11-14).
Quand Étienne a été tué, il s’est « endormi dans la mort » (Actes 7:60).
Paul aussi a écrit que certains chrétiens « se sont endormis dans la mort » (1 Corinthiens 15:6).
Dans le jardin d’Éden, son père a dit à Adam : « De tout arbre du jardin tu peux manger [...]. Mais quant à l’arbre de la connaissance du bon et du mauvais, tu ne dois pas en manger, car le jour où tu en mangeras, tu mourras » (Genèse 2:9, 16, 17).
« Vous ne devez pas en manger, [...] afin que vous ne mouriez pas» (Genèse 3:1-3)
Ceci sous entend que l’homme possédait dans son plan génétique de vivre éternellement.
La mort marque au fer sans aucune exception toute l’histoire du premier homme qui a voulu faire cavalier seul en se désolidarisant du Créateur.
La Bible promet qu’un jour « la mort ne sera plus » (Révélation 21:4).
Et Révélation 20:13 nous annonce : « La mer a rendu les morts qui s’y trouvaient, et la mort et l’hadès (la tombe) ont rendu les morts qui s’y trouvaient. »
« Comme dernier ennemi, la mort sera réduite à rien » (1 Corinthiens 15:26).
Si la mort n’existe plus, ce sera bien le signe de la réconciliation de l’humanité et de la reconnaissance du Père en tant que Créateur. Les conditions de vie telles que prévues dans le dessein d’origine étant rétablies la vie pourra ainsi continuer comme par le passé du tout début de l’existence de l’homme.

Octobre 2018

 

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